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LA RESIDENCE

La Résidence St-Ange a été conçue et réalisée par le Studio Odile Decq suite à une compétition organisée en 2011. Inaugurée en Juin 2015, la Résidence a depuis connu un succès international auprès de la profession et de la presse spécialisée, et a été sélectionné pour de nombreux prix et a reçu en Octobre le Blueprint Award 2015 (Grande-Bretagne) dans la catégorie Best non public Residential Project.
Photographies: © Roland Halbe. 2015.

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Odile Decq:

« L’installation de la Résidence Saint Ange sur le terrain en contrebas du plateau du parc de la Tour Saint Ange, au-delà du potager, sous les arbres et dans la pente descendant vers le golfe de Grenoble était un défi.
Un site tout à la fois magnifique de par la vue possible sur la Vallée de Grenoble et difficile par sa déclivité et son étroitesse.
C’est pourquoi, en arrivant sur le site, c’est le potentiel du regard embrassant la vallée qui a dominé. Créer un belvédère était une évidence : embrasser le plus largement possible la Vallée en passant au-dessus des arbres mais sans jamais regarder derrière soi afin de ne pas gêner l’intimité de la vie privée de la Tour saint Ange et de son parc. Alors, l’atelier devient socle d’une sorte de tour sur trois niveaux qui se twiste pour aller chercher la vue au-delà.
C’est une architecture monolithe, une œuvre d’art silencieuse, faite entièrement de bois, laissé naturel à l’intérieur et teinté de bitume noir à l’extérieur.
Dans la journée, les nombreuses ouvertures qui parsèment sa surface laissent entrer la lumière depuis les trois directions, exceptées le Nord donnant sur la Tour Saint Ange, dans les pièces de l’appartement sur deux niveaux au-dessus de l’atelier. Le soir, les volets de bois, traités à l’identique de la surface de la construction, obstruent les fenêtres et le monolithe redevient silencieux, noir. »

Odile_Decq_webOdile Decq a ouvert son agence d’architecture dès l’obtention de son diplôme en 1978.
La reconnaissance internationale arrive dès 1990 avec la Banque Populaire de l’Ouest à Rennes et le Lion d’Or à Venise en 1996.
En mettant en question la commande, l’usage, la matière, le corps, la technique, le goût, l’architecture inventée propose un regard paradoxal, à la fois tendre et sévère sur notre monde. Dans les années 2000 Odile Decq reste fidèle à sa position de résistante, tout en diversifiant et radicalisant sa recherche. Chaque projet, comme le Musée d’Art Contemporain de la Ville de Rome (2010), se propose d’être des explosions jubilatoires pour les sens. Le restaurant de l’Opéra Garnier (2011) glisse un spectre contemporain dans un monument historique. Le FRAC Bretagne à Rennes inauguré en 2012, dans sa promesse d’oxygène neuf, carapace le cœur du flux, accrochant ses veines pulsatives aux limites brouillées du ciel, de la terre et de la mer. Le siège de GL Events à Lyon, livré en 2014, le Musée National de Géologie et de Paléontologie de Nanjing en Chine et le Cargo à Paris (2015) sont autant de nouvelles expérimentations sensuelles.

www.odiledecq.com