Valentin van der MEULEN

« C’est dans sa capacité à conjuguer le projet graphique à l’image choisie que Valentin van der Meulen révèle sa maîtrise du dessin : la même force qui se dégage du dessin se trouve dans le geste et le regard. Souvent les dessins de sculpteurs témoignent de leurs manières de traiter la pierre, le bois, l’on pense ici à Baselitz ou Dodeigne. Un même poids de la main s’imprime dans la matière. Valentin van der Meulen n’est pas sculpteur, pourtant son dessin parvient à conférer à l’image une présence tangible dans l’espace »

Paul Hervé Parsy
Ancien directeur Château D’Oiron et des Collections du Centre Georges Pompidou.

 

Valentin van der Meulen est représenté depuis plusieurs années par des galeries

à Paris, Salzbourg, Hambourg et Zurich. On retrouve son travail dans des expositions institutionnelles telle que « Bribes » à la Maison des Arts de Malakoff, « Untitled » au Chateau de Bussy Rabutin en collaboration avec le centre des Monuments Nationaux, ou encore « Free » au Drawing Lab à Paris. Présent dans plusieurs collections privées en France et à l’étranger, son travail interroge les limites de l’image et du dessin à travers les notions d’altération, d’espace, de temps, d’histoire, ou de construction de l’identité.

PROJET POUR LA RÉSIDENCE​

Avoir l’opportunité de participer au cycle de résidence Saint-Ange pour une période de trois mois est l’opportunité de pouvoir m’immerger encore un peu plus dans certains aspects de ma pratique.

 

Profiter de cette période pour développer mes recherches et réflexions liées à la spatialisation du dessin, à ses frontières avec la sculpture et l’installation notamment à travers l’étude de l’ouvrage de Laurence Schmidlin, « La Spatialisation du dessin dans l’art américain des années 1960 et 1970 ». Amorcée dans ma pratique dans la série des dessins découpés, cette réflexion n’a pas pour but de suivre cette étude comme principe de production mais plutôt de me permettre de questionner le dessin à travers l’installation.

 

Au delà de continuer ma série sur les dessins découpés, cette résidence pourra me permettre d’aboutir par exemple un projet d’installation reprenant la thématique des dessins de « cris aphones » depuis longtemps envisagé.
Ce projet prend son point de départ dans la compilation d’images fictionnelles ou journalistiques de cris avec la volonté de les mettre « sous cloche ». Interrogeant notre relation à cette imagerie traduisant un geste de communication instinctif, libérateur et brutal, ce projet questionne nos relations dans nos mondes avant tout imagés.

RÉSIDENCE

En résidence de février à avril 2023